Tu pars


Le temps s’est abattu sur nos têtes tendues

Pour offrir notre cou à la lame aiguisée

Du malheur qui vient brutalement nous frapper

Comme un lâche ennemi qui par derrière tue


Ton ombre s’étire au crépuscule de Salon

Demain tu vas grandir très loin de Salon

Tu es désormais un bout de notre histoire

A chacun de nos pas nous pourrons te revoir


Vois ! La vie est une chandelle qui tremble

Un faible souffle de vent suffit trop souvent

A faire frémir et souffler la fine flamme


Vois ! Ton départ fait tressaillir nos membres

Un frisson froid parcourt nos corps d’adolescent

Nous glace le cœur et refroidit nos âmes


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