Triste Lune


Ton visage blessé se penche tristement

Sur le corps allongé semblable à un gisant

Du poète esseulé offrant son dernier vers

A peine murmuré au reflux de la mer


Ton reflet est brouillé tout comme la vision

De ta rotondité dans ce noir si profond

Que même la lumière que tu me renvoie

A cette teinte austère et ce contact froid


Tu déprimes ma lune et tu gonfles les flots

De tes larmes ma plume a l'encre pour coucher

Toute l'amertume gondolant mon papier


Je déprime ma lune et mèle mes sanglots

Qui s'en vont sur l'écume près des tiens se méler

Et à mon tour la brume viendra me voiler


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