Le Temps qui nous dévore


Le Temps qui nous dévore et nous ronge le cœur

Toujours on le poursuit toujours il est Vainqueur.

Pauvres pantins de chair nous nous sommes détruis

Ce qui reste de nous ne vaut pas une vie.


On est maître de rien mais qui donc s’en soucie

Ce n’est ni le Destin et ce n’est ni autrui.

La Mort vit en coulisse au fond de nos carcasses

Elle s’immisce en nos corps et nous prend notre place.


Mais que restera-t-il de tous nos jours vécus

Sur une terre trop aride de nos nombreuses traces?

Quand une fois sous la Tombe on n’existera plus

Et qu’on prendra l’Espace de ceux qui nous remplacent.


Des fois des Souvenirs en moi refont surface

Et je ne connais plus le visage dans la glace.

Mon cœur qui bat si fort d’un coup ne battra plus

Usé par la Blessure d’avoir longtemps vécu.


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