Aux Enfants Perdus

Cruel est le destin de ces Enfants Perdus,
Qui errent sur des chemins, tortueux et pentus,
Leur vie est un combat, qu’ils ont perdus, déjà,
Et ils souffrent de vivre, à chacun de leur pas.

Leur langage est obscur, on ne les comprend pas,
On crache à leur figure, des mots durs et froids,
Et dans l’ombre du soir, ils vont vers l’inconnu,
Poursuivre leur histoire ; on ne les verra plus.

Le poète est ainsi : il va vers l’horizon,
Que jamais il n’atteint, toujours il tourne en rond.
Nomade éphémère, petite ombre, sans nom.

Le poète est ainsi : il a très peu d’amis,
On le dit inutile, on pleure sur lui.
Et on le regrette que lorsqu’il est parti.


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