Au
parc
Je suis retourné sur les vieux bancs de
pierre
Qui bordent les allées du parc où naguère
Tu
venais te livrer aux plaisirs éphémères
De
tes jeunes années libres et si légères
J'ai
rêvé un moment le coeur lourd de peine
Dans le parc
Jourdan près de la fontaine
En longeant le bassin j'y ai
mélé mes pleurs
Offrande au lendemain à
l'oubli ravageur
Puis j'ai senti le froid assis sur un vieux
banc
L'hiver est bientôt là et la pierre est
glacée
Mais je grave au couteau notre amour au passé
Puis
j'ai repris mes pas et retrouvé mon temps
Et comme à
l'échafaud s'en va le condamné
Je vais sans dire un
mot m'offrir au couperet
* *
*